Réponse courte. En arrêt maladie, un salarié reçoit de la Sécurité sociale 50 % de son salaire journalier de base, dans la limite de 1,4 SMIC, soit 41,95 € bruts par jour au plus pour un arrêt débutant en 2026, après 3 jours de carence. Avec au moins un an d'ancienneté, l'employeur complète à 90 % puis aux deux tiers du salaire brut, après 7 jours de carence et pendant une durée qui dépend de l'ancienneté. Au-delà, seule une prévoyance collective ou individuelle prend le relais, et les mensualités d'un crédit continuent de courir.

La plupart des salariés découvrent le calcul des indemnités journalières au moment où ils en ont besoin. Entre la Sécurité sociale, l'employeur et la prévoyance d'entreprise, trois étages se superposent, chacun avec ses délais et ses plafonds.

Qui paie quoi pendant un arrêt de travail ?

ÉtageQui paieCe qu'il faut savoir
Indemnités journalièresLa Sécurité sociale50 % du salaire journalier de base, dans la limite d'un plafond, après 3 jours de carence
Maintien de salaire légalL'employeurPour les salariés ayant au moins un an d'ancienneté, après 7 jours de carence, pendant une durée qui augmente avec l'ancienneté
Prévoyance collectiveL'assureur du contrat de l'entrepriseComplète au-delà, selon la convention collective et le contrat

Quel est le plafond des indemnités journalières ?

Les indemnités journalières sont calculées sur le salaire brut des trois derniers mois, dans la limite d'un plafond. Depuis avril 2025, ce plafond est fixé à 1,4 SMIC. Au-delà de ce niveau de salaire, la part qui dépasse n'est pas indemnisée par la Sécurité sociale. Plus le salaire est élevé, plus l'écart avec le revenu habituel se creuse.

💡 Les trois premiers jours d'arrêt maladie ne sont pas indemnisés par la Sécurité sociale. Selon la convention collective ou le contrat de prévoyance, l'employeur peut les prendre en charge.

Que doit verser l'employeur ?

Le Code du travail impose à l'employeur de compléter les indemnités journalières pour les salariés qui ont au moins un an d'ancienneté : 90 % de la rémunération brute pendant une première période, puis deux tiers pendant une seconde, chacune de 30 jours au départ et allongée avec l'ancienneté. La convention collective prévoit souvent mieux.

Quelles sont les limites de la prévoyance collective ?

Beaucoup de salariés pensent être entièrement couverts par le contrat de leur entreprise. Il faut lire trois points de la notice remise par l'employeur :

  • la franchise avant le premier versement de l'assureur ;
  • le niveau d'indemnisation, exprimé en pourcentage du salaire brut ou net, et sur quelle tranche de salaire ;
  • ce qui se passe en invalidité, après un arrêt long.

Que devient un crédit en cours ?

Les mensualités d'un crédit immobilier ne baissent pas pendant un arrêt de travail. L'assurance emprunteur peut prendre le relais, si la garantie incapacité a été souscrite et selon sa définition : incapacité à exercer sa propre profession ou toute profession. C'est un point à vérifier avant d'en avoir besoin.

Et pour un indépendant ?

Pour les travailleurs non salariés, le régime de base est plus faible et il n'y a pas de maintien de salaire par un employeur. La prévoyance individuelle devient la principale protection. Voir notre article prévoyance TNS et loi Madelin.

Pour les salariés qui veulent compléter leur couverture, voir notre page prévoyance individuelle.

Sources

Par Romann Cabral-Vieira, courtier ORIAS 26000465, fondateur de CV Courtage & Conseil · parcours · Mis à jour le 21/10/2026. Article d'information générale : il ne remplace pas l'étude de votre situation.