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🌬 Énergies renouvelables — éolien

Assurance de parc éolien :
dommages, bris de machine et perte de recettes

Une éolienne est une machine tournante de plusieurs centaines de tonnes, exposée à la foudre, au vent et à l'usure, dont l'arrêt se compte en semaines et en mégawattheures perdus. Sa tarification dépend d'abord d'une chose : ce que couvre réellement votre contrat de maintenance.

✓ Dommages et bris de machine✓ Perte de recettes✓ RC exploitation✓ Multi-sites et état de parc

Ce que l'assureur regarde en premier

Contrat standard ou full service : tout part de là

Deux parcs identiques peuvent être tarifés du simple au double selon le contrat de maintenance qui les couvre. C'est la première question posée, et celle qui structure tout le reste.

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Dommages aux biens

Éoliennes, poste de livraison, poste HTB, fondations, génie civil et électrique. Selon la formule, couverture tous risques ou limitée aux bris externes : foudre, tempête, explosion, incendie.

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Perte de recettes

Indemnisation du manque à gagner pendant l'immobilisation, calculée sur la production annuelle attendue et le mécanisme de rémunération : complément de rémunération, CPPA, UPPA ou marché libre.

Responsabilité civile exploitation

Projection de glace ou de pale, chute d'élément, dommage aux voisins et aux tiers, atteinte aux réseaux. Un mât de 100 mètres a un rayon d'exposition qui dépasse largement l'emprise foncière.

120 m
Hauteur de mât au-delà de laquelle l'ouvrage devient exceptionnel
5 ans
Antériorité de sinistralité demandée
4
Mécanismes de rémunération distincts
0 €
Coût de l'étude

Étude de risque

Sept points qui structurent la tarification

L'éolien est un risque industriel : la qualité de l'exploitation compte autant que la machine elle-même. Voici ce qui est examiné, dans l'ordre.

1. Le contrat de maintenance

Un contrat standard prévoit l'entretien courant sans prise en charge du bris d'équipement : l'assureur porte alors l'intégralité du risque machine. Un contrat full service ajoute la prise en charge des équipements, la main-d'œuvre et des garanties de disponibilité : une partie substantielle du risque reste chez le mainteneur. La différence de prime est considérable, et l'échéance du contrat compte autant que son type — un full service qui s'achève dans six mois ne rassure personne.

2. Le parafoudre

La foudre est le premier générateur de sinistres sur un parc éolien : une pale est, par construction, le point le plus haut du paysage. La conformité du système de protection à la norme NF EN IEC 61400-24 est vérifiée systématiquement. Son absence ne ferme pas la porte, mais elle se paie.

3. La décomposition des capitaux

Le capital déclaré doit être ventilé : éoliennes d'une part, poste HTB d'autre part, génie civil et électrique — le Balance of Plant — en troisième. Ces trois postes n'ont ni le même profil de sinistre ni le même délai de reconstitution. Un transformateur HTB peut demander douze à dix-huit mois de délai de fabrication, ce qui pèse directement sur la période d'indemnisation en perte de recettes.

4. Le mécanisme de rémunération

Complément de rémunération, CPPA avec un consommateur privé, UPPA avec un distributeur, ou vente au prix SPOT sur le marché libre : le mode de valorisation détermine l'assiette de la perte de recettes et sa volatilité. Un parc en marché libre n'a pas le même profil de perte qu'un parc sécurisé par un prix fixe garanti.

5. Le stock de pièces détachées

Un stock sur site raccourcit mécaniquement la durée d'immobilisation, donc la perte de recettes. Sa valeur doit être déclarée, et il constitue un argument tarifaire réel — c'est l'un des rares leviers directement actionnables par l'exploitant.

6. La sinistralité sur cinq ans

L'éolien se regarde sur cinq ans, pas deux : les cycles de défaillance des multiplicateurs et des génératrices s'étalent sur cette durée. Le relevé du précédent assureur est systématiquement demandé, avec la date de survenance, la nature et le montant de chaque sinistre.

7. Les particularités d'exploitation

Machines de puissances différentes sur un même parc, servitudes, bridage lié à la faune ou au bruit : ces éléments modifient la production attendue et donc l'assiette de la perte de recettes. Les taire conduit mécaniquement à une sous-assurance.

Au-delà de 120 mètres de hauteur de mât, l'éolienne terrestre entre dans la catégorie des ouvrages de grande hauteur au sens des conditions de garantie construction. Cela ne concerne pas l'exploitation courante, mais devient déterminant si vous assurez la phase de montage ou d'extension du parc.

Vos questions

Parc éolien : ce qu'on nous demande

Le contrat de maintenance du constructeur ne suffit-il pas ?
Il couvre la machine, dans les limites qu'il prévoit et pendant sa durée. Il ne couvre ni les événements extérieurs — foudre, tempête, incendie, vandalisme — ni la perte de recettes, ni la responsabilité civile envers les tiers. Et il s'achève : le jour où la garantie constructeur tombe, l'exposition bascule intégralement sur l'assurance.
Qu'est-ce que le BOP et pourquoi le déclarer séparément ?
Le Balance of Plant désigne l'ensemble des lots hors éoliennes qui concourent à l'exploitation : fondations, génie électrique, postes de livraison, voies d'accès. Ces éléments représentent une part significative de l'investissement, ont des délais de reconstitution différents de ceux des machines, et sont souvent oubliés des capitaux déclarés — ce qui expose à la règle proportionnelle.
La perte de recettes est-elle vraiment nécessaire ?
Sur un parc financé par emprunt, elle est généralement exigée par le prêteur, et pour une bonne raison : l'indemnisation du matériel ne rembourse pas les échéances pendant les mois d'arrêt. Un remplacement de multiplicateur demande couramment plusieurs mois entre l'expertise, la commande, la logistique et le levage. Ce sont autant de mégawattheures non produits.
Faut-il assurer la phase de construction séparément ?
Oui. Le montage d'un parc relève d'un contrat de chantier — Tous Risques Chantier avec volet montage-essais — et non du contrat d'exploitation. Les deux se recouvrent mal, et la période de transition entre la fin des essais et la mise en service commerciale est un moment où beaucoup de parcs se retrouvent découverts.

Faire étudier votre parc

Puissance, machines, maintenance, mécanisme de rémunération : le questionnaire cadre le dossier. Un état de parc est utile en multi-sites, sans être indispensable pour démarrer.